
L’architecture, le réalisme espagnol, la lutte pour la liberté et les expériences scientifiques sont autant d’éléments explorés lors des festivals organisés dans la capitale.
Découvrez quelques-uns des plus beaux exemples de l’architecture bruxelloise du XIXe siècle lors du Festival ANTE. Cet événement, parallèle au festival printanier BANAD, qui connaît un franc succès et qui emmène le public dans les coulisses, habituellement fermées, des trésors de l’Art nouveau et de l’Art déco, met à l’honneur des sites patrimoniaux exceptionnels de 1870 à 1920. Visites guidées et conférences vous permettront d’explorer une multitude de styles, du néoclassique et de l’éclectisme au néogothique, en passant par la Renaissance néo-flamande et le néo-égyptien. Parmi les sites emblématiques exceptionnellement ouverts au public figurent la Place Royale, la Loge maçonnique Les Amis Philanthropes (photo) et les écoles d’art historiques. Les 11 et 12 et les 18 et 19 octobre, dans tout Bruxelles.
Pour sa 22e édition, le Festival des Libertés, pluridisciplinaire et de 10 jours, se concentre sur le thème du « dialogue » à travers une programmation diversifiée de spectacles, concerts, documentaires, conférences, débats et performances. Mettant en avant des échanges qui impliquent l’écoute et le risque de la confrontation pour mieux comprendre et avancer, le festival propose 15 conférences éclairantes qui abordent les frictions de notre société, notamment l’inclusion des femmes, la montée de l’extrême droite, les tensions entre syndicats et employeurs et la laïcité. Parmi les moments musicaux, citons Biga*Ranx, DJ Sister Nancy, The Congos, Femi Kuti, La Femme et un hommage à Kurt Cobain dans Come As You Are. Du 9 au 18 octobre, Théâtre National, Boulevard Émile Jacqmain 111-115
Europalia España a pris son envol avec l’exposition inédite Luz y Sombra. Goya et le réalisme espagnol à Bozar. Plus de 70 peintures et gravures de l’artiste espagnol le plus influent de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle sont présentées aux côtés d’une multitude d’œuvres de ses contemporains et d’artistes qui s’en sont inspirés. Ensemble, elles explorent la culture et l’identité espagnoles et montrent comment l’humour et le sarcasme, caractéristiques de Goya, demeurent un élément clé du caractère national. Il s’agit d’une exposition vaste et riche : l’événement phare de ce vaste festival artistique multidisciplinaire organisé dans toute la Belgique. Jusqu’au 11 janvier, rue Ravenstein 23
Que vous aimiez ou non les sciences, vous vous amuserez au festival I Love Science, trois jours d’activités conçues pour les curieux. Les thèmes de cette année incluent l’art, l’air/espace, l’humanité, l’ingéniosité, la nature/environnement et la technologie. Pédalez, grimpez ou tournez sur des vélos spatiaux, explorez une vraie grotte en réalité virtuelle, construisez une ville Lego résistante au climat ou testez la puissance du vent en construisant les pales d’une turbine. Les stands interactifs, les ateliers, les conférences et les démonstrations sont gratuits et pour tous les âges. Du 10 au 12 octobre, Tour & Taxis, Rue Picard 11
La nouvelle série « Collection Meets » des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique crée un dialogue pertinent entre les œuvres du jeune artiste sud-africain Bonolo Kavula et du moderniste belge Georges Meurant (1948-2023). Inspirée par les teintes contrastées du peintre géométrique bruxellois, Kavula introduit la couleur dans ses propres installations : des œuvres textiles minimalistes à la croisée du tissage, de la gravure et de la sculpture. Ce dialogue inaugural se déroule dans un espace permanent dédié à l’art moderne et contemporain, renouvelé tous les six mois. Jusqu’au 8 mars, rue de la Régence 3.
L’espace d’art contemporain La Centrale présente La Friche la Galaxie (photo), la première grande exposition personnelle à Bruxelles de Michel Couturier (1957-2024). Axée sur le travail des dix dernières années de sa vie, elle comprend des photographies, des vidéos, une quarantaine de dessins et une nouvelle série d’impressions numériques. Explorant la poésie d’espaces improbables, d’architectures fragmentées, d’horizons sillonnés de volées d’oiseaux, ses paysages urbains sont parsemés d’objets familiers et surprenants. L’espace d’art présente également une installation photo et vidéo de l’artiste cubaine basée à Bruxelles, Làzara Rosell Albear. Jusqu’au 22 février, place Sainte-Catherine 45
Le parc du Cinquantenaire accueille l’Oktoberfest de Bruxelles 2025, ode annuelle à la bière bavaroise et à la convivialité. Avec ses bières munichoises originales, ses spécialités régionales comme les bretzels, le boudin blanc et les jarrets de porc, et ses cuivres traditionnels, l’Oktoberfest promet un univers bavarois dans une ambiance internationale. Cette année, l’édition est placée sous le signe du dialogue intereuropéen, alors préparez-vous à échanger ! Du 15 au 25 octobre, de 16h à 23h, au parc du Cinquantenaire.
La production automnale du Bridge Theatre, Tic-tac… BOOM !, est une comédie musicale brute, urgente et profondément humaine, signée par le regretté Jonathan Larson. Se déroulant dans le New York des années 1990, elle raconte l’histoire de Jon, un compositeur en herbe, qui ressent la pression de réussir avant ses 30 ans. Serveur, il peine à terminer la comédie musicale qui, espère-t-il, changera tout. Mais le temps presse : sa petite amie veut quitter la ville, son meilleur ami a choisi une carrière dans le monde des affaires et Jon est tiraillé entre la sécurité et un rêve qui pourrait bien ne jamais se réaliser. Une musique rock accompagne ce récit semi-autobiographique, mis en scène et chorégraphié par Ewan Jones. Du 14 octobre au 2 novembre, Maison Stassart, Rue du Stassart 34 (Ixelles)
Le sujet fascinant, quoique effrayant, de la sécurité de l’aviation commerciale est le prochain sujet à l’ordre du jour du Groupe d’étude international. William Sandover, conseiller en risques internationaux, examine certaines situations qui se cachent derrière les gros titres des « cygnes noirs », comme le vol de Korean Air Lines abattu au-dessus de la Russie en 1983, la disparition du vol MH390 et les crashs des avions allemands Wings et d’Air India. Alors que les aéroports européens sont actuellement confrontés à une vague d’incidents impliquant des incursions de drones et des cyberattaques, le sujet est toujours d’actualité. Les non-membres sont les bienvenus et s’acquittent d’un droit d’entrée de 15 €. 13 octobre, 10h00, Château Malou, Allée Pierre Levie 2 (Woluwe-Saint-Lambert)
EN DEHORS DE BRUXELLES
Après des éditions à Bruxelles et Louvain, le Festival des Écrivains de Belgique se dirige vers le sud, à Namur, pour son rassemblement littéraire annuel. Parmi les auteurs publiés qui donneront des conférences et des ateliers figurent Dionysios Kalamvrezos, RHea Bravo, Claire Ruwet, Kevin Chen et Jean Jeauniaux. La journaliste culturelle Ana Fota discute de « No Art, No Future » et la rédactrice en chef du Bulletin, Sarah Crew, et la directrice du festival, Alia Papageorgiou, parlent de Namur, du journalisme et du fleuve. Cet événement d’une journée se conclut par l’annonce du concours de nouvelles du festival. 11 octobre 11h00-17h00, MusAfrica et Bibliothèque Célestine, Rue du Premier Lanciers 3B, Namur
Promenez-vous parmi les magnifiques pyramides de plantes fleuries en vente lors du Festival des Jardins de Flandre au parc de Beervelde. Ce n’est pas pour rien que c’est l’un des événements de jardinage les plus populaires de Belgique : outre les plantes, les fleurs et autres accessoires de jardinage, vous y trouverez des délices culinaires, de l’artisanat et des antiquités, ainsi qu’une multitude de divertissements pour petits et grands. En d’autres termes, c’est un événement jardin pour tous, avec ou sans jardin. Du 10 au 12 octobre, Beervelde-Dorp 75, Lochristi (Flandre-Orientale)
L’expérience souvent méconnue des milliers de personnes qui ont fui la Belgique au début de la guerre en 1914 est relatée dans l’exposition « Déplacés. Les réfugiés belges de la Première Guerre mondiale » au musée In Flanders Fields d’Ypres. Jusqu’à un quart de la population du pays s’est installée principalement en France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, et beaucoup ne sont jamais rentrés chez eux. Leurs histoires sont racontées à travers des témoignages personnels, mis en valeur par neuf illustrateurs. Jusqu’au 14 juin, Grote Markt 34, Ypres (Flandre-Occidentale).
La sylvothérapie est une pratique qui permet de ralentir, d’éveiller les sens et de se reconnecter à soi-même et à la nature. Inspirée de la pratique japonaise du Shinrin Yoku (bain de forêt), cette approche scientifique favorise la santé et le bien-être physique, mental et spirituel. Elle permet également de vivre des expériences de guérison et de bien-être. George Biesmans, guide certifié en sylvothérapie, anime trois promenades sylvothérapie à l’Arboretum de Tervuren ce mois-ci. Elles sont gratuites et les dons sont les bienvenus. Cliquez ici pour en savoir plus et vous inscrire. 11 et 15 octobre, de 9h à 12h, Tervuren
Photos : (image principale) Loge maçonnique des amis philanthropes ©EB Urban media ; Meurant Meets Kavula ©Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique Jelle Van Seghbroeck ; Francisco de Goya y Lucientes (1746–1828), Disparate femenino, série Disparates, n° 1. 1, photo ©Fundación Ibercaja, Saragosse
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